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Cinq manières de déconnecter pour trouver le "Flow"

Cet article a été écrit par Isis, du blog LesNouveauxTravailleurs.

Avez-vous déjà été dans un état de concentration tel que vous ne voyiez plus ce qui se passait autour de vous, ni le temps qui passait ? C’est ce qu’on appelle le Flow. Une étude a montré que cet état mental rend les gens heureux. Mais, au milieu d’un monde de distractions, particulièrement au travail, il n’est pas toujours facile d’entrer dans le Flow. Sur base de mon expérience personnelle, j’ai listé cinq manières de déconnecter pour entrer dans le Flow.

Le “Flow” rend heureux

Définition du “Flow”

Le “flow” est un concept de la “psychologie positive” (l’étude de ce qui rend les humains résilients, heureux, optimistes, plutôt que l’observation des sources de psychopathologies). Inventé par le psychologue hongrois Mihály Csíkszentmihályi, il est défini comme “un état mental atteint par une personne lorsqu'elle est complètement plongée dans une activité, et se trouve dans un état maximal de concentration, de plein engagement et de satisfaction dans son accomplissement.”

Le “Flow” rend heureux au travail

Mihály Csíkszentmihályi a réalisé une étude pour essayer de comprendre le dénominateur commun entre les personnes heureuses au travail, tous métiers ou postes confondus. Il s’est rendu compte que le moment où les personnes se sentaient les plus heureuses était pendant ces moments de Flow. Il explique que, quand on se trouve dans ce Flow, on ressent un sentiment de joie spontanée, voire d’extase. Cet état nous rend donc heureux.

On peut entrer dans le Flow dans différentes situations : travail, loisir...Comme je m’intéresse personnellement à l’épanouissement professionnel, j’étais curieuse de comprendre en quoi le Flow pouvait aller dans ce sens. Dans le cadre du travail, le Flow permet d’apprécier la tâche que l’on est en train de réaliser, de prendre plaisir à faire son travail. Le Flow est donc un levier d’épanouissement professionnel. Il rend heureux au travail.

Les trois conditions pour atteindre le Flow

Le Flow est le résultat de deux premières conditions :

  1. Posséder de bonnes compétences de la tâche que l’on est en train de réaliser
  2. Se donner un niveau de défi suffisant pour que le relever soit motivant

Si le niveau de défi ou de compétences n’est pas assez élevé, alors on se trouvera dans les autres situations décrites dans le graphique ci-dessous, mais pas dans un état de Flow.

Si vous souhaitez trouver votre zone de Flow, vous pouvez essayer de faire les exercices de l’étape 1 de ma méthode “Ikigaï”.

Sur le graphique ci-dessus, on ne voit “concentration” inscrit nulle part. En théorie, ce n’est donc pas la concentration qui amène le Flow, mais le Flow qui amène la concentration. En revanche, j’ai personnellement remarqué que certaines conditions dans mon environnement m’empêchaient d’entrer dans le Flow : notifications qui allument l’écran de mon téléphone, notifications qui s’affichent en haut à droite de l’écran de mon ordinateur, savoir que quelqu’un va bientôt m’appeler ou que je dois bientôt partir, recevoir un appel ou un texto, estimer que je n’ai pas assez de temps devant moi pour réaliser la tâche…

J’en suis donc venue à la conclusion que, pour réussir à entrer dans le Flow, il fallait une troisième condition : se mettre dans un minimum de conditions favorables. C’est de cette troisième condition que l’on parlera dans la deuxième partie de cet article.

Cinq manières de déconnecter pour atteindre le Flow

Quand on voit la liste que j’ai donnée ci-dessus, on voit rapidement la première chose que je peux faire : couper les notifications. “Déconnecter” donc. Mais “déconnecter”, ce n’est pas seulement mettre son téléphone en mode avion. C’est aussi “déconnecter de ses autres obligations” (“je vais devoir faire ça”, “Ah ! J’ai oublié de faire ça”...), pour mieux se “reconnecter” à ce que l’on veut faire, ici et maintenant. A cette fameuse tâche qui pourra m’emmener dans le Flow.

Définir clairement ce que l’on va faire

Avant de “déconnecter”, il me semble que la première chose à faire est de se “connecter” à la tâche qui va amener au Flow. Pour cela, il faut que l’objectif et le moyen d’y parvenir soient très clairs. Avant d’attaquer, on peut donc commencer par se demander “Quel est le but de ce que je m’apprête à faire ? Ou est-ce que je veux arriver ?” et “Comment est-ce que je vais m’y prendre ?”. Quelques minutes -voire secondes- sont suffisantes.

Déconnecter de ses obligations

Si quelque chose nous trotte dans la tête, difficile de nous concentrer sur autre chose et de rentrer dans le Flow. On peut être préoccupé par une prochaine échéance, par ce qu’on a dit à son conjoint en partant de l’appartement, par une réponse que l’on attend de quelqu’un, par une future réunion qui nous angoisse. Moi je fais deux choses :

  • Je note tout ce qui me préoccupe sous forme de To Do List sur un bout de papier et je me dis que ça sera traité plus tard. Pour apprendre à canaliser ces pensées, la méditation quotidienne m’a aussi beaucoup aidée.
  • Quand j’ai un appel prévu, je programme une alarme dix minutes avant. Ca me laisse le temps de préparer ce que je vais dire, de passer aux toilettes, et de me préparer psychologiquement à passer cet appel. Et, sachant que je me suis laissée assez de temps pour tout ça, je peux me concentrer sur ma tâche, sans plus penser à ce qui arrive après.

Eviter de commencer la tâche si on sait qu’on n’a pas le temps de la terminer

Si on veut entrer dans le Flow, il faut se donner suffisamment de temps pour réaliser la tâche et faire en sorte de ne pas devoir s’arrêter en plein milieu parce qu’on avait mal estimé le temps. Quand on estime ce temps-là, il faut prendre en compte qu’environ vingt minutes sont nécessaires pour se plonger dans une tâche.

Se couper de toutes les notifications

Pour éviter de recevoir des notifications à son insu, le mieux est de mettre son téléphone en mode avion, de quitter sa messagerie électronique, les chats internes, et tous les autres dispositifs qui pourraient nous déranger.

Il faut également se couper des potentielles intrusions dans le bureau par des collègues, ou dérangements en espace de coworking. Mettre ses écouteurs sur les oreilles est devenu tellement banal que ce n’est plus un signe qui veut dire “Je travaille !”. Si on est dans un bureau fermé, on peut afficher un mot sur sa porte disant “Ne pas me déranger avant 11h” par exemple. Et en espace de coworking, on peut prévenir ses collègues, soit à voix haute s’ils sont à côté, soit par le système de messagerie interne.

Définir les heures auxquelles on consulte ses emails

Les notifications sont une distraction. Mais être tenté d’aller consulter ses emails ou réseaux sociaux en est une autre. Pour pouvoir se concentrer et entrer dans le Flow, il faut écarter cette tentation. On peut par exemple définir deux créneaux dans la journée où on va voir ses emails, plutôt que de les regarder toutes les trente minutes. Et si l’on n’arrive pas à s’imposer cette discipline, on peut opter pour des applications qui le font pour nous (Forrest, Freedom…).

Pour conclure : le Flow est une déconnexion en soi

Dans cet article, on parlait de comment déconnecter pour entrer dans le Flow. A la fois de façon pratique (notifications, emails…), et mentale (obligations…). Mais je voulais mettre l’accent sur le fait que le Flow est une déconnexion en soi. Quand on entre dans le Flow, on entre comme dans une autre dimension où plus rien d’autre ne compte. C’est très relaxant pour l’esprit. C’est pourquoi je trouve le concept de Flow très intéressant à creuser pour chacun. Si vous n’y arrivez pas au travail, trouvez lesquels de vos loisirs vous permettent d’entrer dans le Flow. Pour moi, c’est chanter.

Et vous, quelles sont vos zones de Flow ? Dites-le nous en commentaires !

Isis Latorre est la fondatrice du blog LesNouveauxTravailleurs qui a pour mission d'aider chacun à trouver un travail épanouissant, en apprenant à se connaître soi-même et à connaître les nouveaux modes de travail émergents.

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