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Un afterwork auCalme au Social Bar

De tous les boulots qu’implique la création d’AuCalme, organiser un afterwork est probablement le plus agréable.

Il y a quelques semaines je rencontrais une équipe de designers inspirés qui me disaient : “Avec votre concept, vous pouvez vous amuser, faire des événements déconnectés, des conférences, des projections de film, etc. Tenez, vous devriez regarder ce que fait le Social Bar par exemple.”

Le Social Bar, “laboratoire de convivialité”, existe depuis un an et demi. Son but : renouer le dialogue dans le bar, favoriser les rencontres, et surtout reverser la moitié de ses bénéfices à des associations de solidarité. Effectivement, ça nous plaît.

Je rencontre donc Renaud, co-fondateur du Social Bar un mercredi soir de février. Le courant passe bien, il adhère à notre concept et accepte de tester une soirée déconnectée dans son bar.

Un mois plus tard, nous lançons notre tout premier afterwork AuCalme au Social Bar. Le principe est simple : tout le monde est le bienvenu et il est possible de laisser son smartphone dans une boîte le temps de la soirée. Pour être tout à fait honnête, nous n’obligeons personne mais tout le monde a joué le jeu.

Ensuite la magie opère. Le Social Bar nous régale de ses catalyseurs de conversation dont il a le secret : on se retrouve tour à tour à lire un poème à un inconnu, à faire une chaîne de massage, à se prendre pour un collectif de peintres sur tableau noir, à participer à un tournoi de chifoumi, à écouter une battle de Rap, et puis surtout à papoter, à refaire le monde, à s’enivrer d’alcools, de rencontres et de rires.

Et la déconnexion dans tout ça ?

A quoi sert-elle ?

C’était un gros test pour nous. Est-ce que se passer de son téléphone pendant une soirée dans un bar change quoi que ce soit au déroulement de celle-ci ? Figurez-vous que la réponse est “oui et non”. Je vais essayer d’expliquer cela avec une métaphore gastronomique parce que j’ai faim.

Imaginez le plat typique de votre grand-mère : boeuf bourguignon, blanquette de veau, tajine de poulet, tarte Tatin, que sais-je. Bon, maintenant imaginez le même plat, mais cuisiné par un illustre inconnu, ou par votre amoureux, ou par votre colocataire. C’est exactement le même plat, à la pointe de cumin près, mais il n’a pas le même goût car ce n’est pas le plat de votre grand-mère. “Non mon chéri, c'est très bon je t'assure mais ma grand-mère ne doit pas le faire comme ça.” Et bien une soirée déconnectée, c’est la soirée avec le petit plus. C’est la même soirée, mais en mieux. C’est tout simplement le plat de votre grand-mère.

Plus sérieusement, en récoltant les avis des afterworkers hier soir, ce qui ressort le plus c’est que l’absence de smartphone, tout comme les ice-breaker du Social Bar, favorise les échanges, les rencontres, les petits rien qui font tout.

A l’instar d’un week-end AuCalme, la déconnexion permet de créer un écosystème autonome, une bulle géographique dans laquelle chacun évolue pendant un temps imparti sans contact avec le monde extérieur. Si la bulle est accueillante, comme le Social Bar, comme les refuges AuCalme, alors l’expérience est réussie. A l’inverse, je ne souhaite à personne de se déconnecter dans un endroit angoissant. La déconnexion n’est donc pas une fin en soi, et n’est surtout pas suffisante. Il faut créer autour cette atmosphère bienveillante qui permet à chacun de s’épanouir et de passer un moment spécial hors du temps.

C’était le cas hier soir et ça fait un bien fou. Nous allons essayer de faire ça plus souvent. On vous donne donc rendez-vous pour le prochain afterwork déconnecté.

D’ici là, restez au calme.

Découvrez les photos d'un week-end auCalme !

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